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Robert Clergerie Fall/Winter 17-18 Men's Collection Presentation (722412) by iSpy

Il se dit « pas du tout people » et pourtant la première chose qu’il raconte, c’est son histoire avec Michelle Obama. La première dame américaine fait ses courses à Chicago chez son coach mode, Ikram Goldman, et a un vrai coup de foudre pour les cuissardes à talons plats de Robert Clergerie, maître chausseur de Romans, dans la Drôme. Mais Mme Obama chausse grand. Pas de taille 41 en boutique. L’usine de Romans en fabrique une paire et lui expédie fissa (c’est d’ailleurs le nom du modèle). VANESSA, MARION, SHARON ET MADONNA Robert Clergerie n’en revient toujours pas : il aura suffi qu’un ouvrier raconte l’histoire à la presse locale pour que la rumeur enfle et que Clergerie devienne en quelques jours le chausseur officiel de la première dame américaine. Cependant, assure M. Clergerie, « il n’y a pas de retour immédiat » d’un tel coup de pub, « ça fait exister la maison et c’est tout ». « La meilleure pub, c’est une chaussure dans un magazine », dit-il, ajoutant quand même que Carla Bruni venait déjà se fournir à la boutique de la rue du Cherche-Midi, à Paris, avant d’être première dame de France – et qu’elle payait ses chaussures. Pareil pour Vanessa Paradis, Marion Cotillard, Sharon Stone ou Madonna. LOIN DES TALONS AIGUILLES Robert Clergerie, à 76 ans, est en quelque sorte le doyen de la chaussure française. Formé chez Charles Jourdan, par Roland Jourdan, le fils, il reprend en 1978 Joseph Fenestrier. Fondée en 1895, la maison chaussait les hommes et a notamment importé les formes américaines ou la technique du « cousu goodyear » (une trépointe de cuir est cousue entre la tige et la semelle). S’il continue à chausser l’homme sous le nom Joseph Fenestrier, c’est à la femme qu’il a voulu donner le sien. Loin des talons aiguilles de ses confrères, vus sur les tapis rouges, comme le Français Christian Louboutin, l’Italien Giussepe Zanotti ou l’Anglais Jimmy Choo, Robert Clergerie privilégie le confort. Richelieu, derby, boots, rangers, autant de modèles masculins réinterprétés pour la femme. La recette est bonne. Ses clientes cherchent selon lui « la qualité, la discrétion, le confort », mais aussi le « made in France ». Un dernier critère difficile à assumer depuis une dizaine d’années.

Originally pressed by iSpy in the pressbook Fashion Shoes Designers

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