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Agnès B. Paris Woman FW19-20 (722359) by iSpy

Née « à 150 mètres du château de Versailles », Agnès Troublé descend d’une famille de militaires et de juristes: son père était bâtonnier du barreau de Versailles1,2 et son grand-père général. Elle n'a pas de lien étroit avec sa mère, celle-ci exigeant qu'elle la vouvoie dès l'âge de quatre ans. Adolescente elle subit des attouchements d'un oncle qui la marqueront à jamais : « Je ne peux pas envisager une relation avec une personne d'âge mûr. J'ai besoin d'être très amoureuse pour accepter un truc sexuel. ». Son premier long-métrage, écrit en deux jours, Je m'appelle Hmmm..., évoque l'inceste3. Habitant boulevard du Montparnasse en 1968, elle fréquente des milieux intellectuels de gauche radicale2. Ancienne élève de l'École du Louvre, rédactrice de mode au journal Elle, Agnès Troublé devient styliste chez Dorothée Bis puis en freelance pour Co and Co, Cacharel ou encore V de V (notamment auprès de Michèle Rosier)2 avant de lancer, en 1975, sa propre griffe et sa première boutique, dans une ancienne boucherie du quartier des Halles, rue du Jour à Paris. Le « b. » de agnès b. est l'initiale du nom de l'éditeur Christian Bourgois avec qui elle a été mariée pendant trois ans (de 17 à 20 ans), et avec qui elle a eu des jumeaux4, dont Étienne Bourgois, directeur général d’agnès b.. La marque de fabrique d'agnès b. est son « cardigan-pression », lancé en 1979. À partir de 1988, la marque vend des écharpes rouges sans marge au profit des malades du SIDA. Par la suite, elle fait réaliser par des amis artistes (Gaspard Noé, JoOne, Aurel, Mike Lash ou encore Yayoi Kusama) des emballages de préservatifs, donnés gratuitement. Elle est marraine de la fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés2. Mécène des arts, Agnès Troublé participe financièrement à la restauration du film Playtime, de Jacques Tati, produit le film Seul contre tous de Gaspar Noé ; elle soutient de nombreuses manifestations artistiques, édite un périodique d'art contemporain (Point d'ironie) et a constitué une importante collection d'art contemporain, dont tout un pan est consacré à la photographie ; cette collection a été montrée pour la première fois au public en janvier 1992 à l'Espace des arts de Chalon-sur-Saône5, puis en 2004 aux Abattoirs de Toulouse. À Paris elle a aussi créé son propre lieu d'exposition, la galerie du jour agnès b6, située alors 6, rue du Jour, inaugurée en novembre 1984, avant d'ouvrir un deuxième espace quelques années plus tard à Tokyo. Elle épouse le 17 avril 1979 en secondes noces Jean-René Claret de Fleurieu (beau-fils de Pierre Mendès France) avec qui elle a deux filles. Au début des années 70, elle fut aussi la compagne du publicitaire Philippe Michel. Agnès Troublé parraine le tribunal Russell sur la Palestine7, « tribunal populaire international créé par des hommes et des femmes engagés dans la promotion de la paix et de la justice au Moyen-Orient ». Elle est la sœur de Bruno Troublé, fondateur et organisateur de la Coupe Louis-Vuitton. Elle a cinq enfants : les jumeaux Nicolas et Étienne Bourgois, Ariane Michel, et Aurore et Iris de Fleurieu. En 2009, elle fait partie des « quelques célèbres millionnaires » qui détiennent l'hebdomadaire les Inrockuptibles8. En 2012, elle réalise son premier long métrage, Je m'appelle Hmmm..., sorti en 2013 (en France en 2014)9. Elle est également à la tête d'une société de production cinématographique, Love streams productions agnès b. (soutenant notamment Claire Denis et Patrice Chéreau, sous-titrant Mister Lonely de Harmony Korine ou restaurant Playtime de Jacques Tati) et d'une galerie d'art située rue Quincampoix. Elle a lancé des festivals de cinéma à Hong Kong, Sarajevo et Tokyo. Elle possède une collection d'art contemporain de 3000 œuvres. En 2003, elle achète le voilier Tara de Peter Blake. Elle finance des expéditions scientifiques dans les océans2. Décrite comme « catholique, de gauche »10,2, elle cosigne une tribune, en novembre 2016, avec d'autres personnalités du monde du spectacle pour dénoncer le « Hollande-bashing » rappelant « tout ce qui a été accompli » notamment « la sanctuarisation du budget de la culture »

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