Success
Error
Warning
iSpy

iSpy

2.5K pieces 142 pressbooks

16 Followers

Member Since - March, 2019

TIKKU Micro apartment | Marco Casagrande | Helsinki, Finland | 37.5 m2 | HD (722274) by iSpy

Dès le début de sa carrière, Marco Casagrande mèle l'architecture avec d'autres disciplines artistiques et scientifiques. Cette approche débouche sur une série d'œuvres architecturales basées sur une conscience écologique prégnante5. Après avoir été finaliste lors de la compétition sur les architectures émergentes lancées en 1999 par le magazine anglais Architectural Review, Marco Casagrande et son partenaire du moment Sami Rintala furent invités aux Biennales de Venise en 20006. Le reporter du New York Times Herbert Muschamp choisit leur projet "60 Minute Man" comme son favori7. Le projet présenté par Casagrande et Rintala consistait en une barge abandonnée dans laquelle une forêt de chênes fut plantée dans les déchets compostés produits en 60 minutes par la ville de Venise. L'architecture engagée et déconcertante de Casagrande s'attaque aux disciplines de l'architecture, de l'urbanisme, de l'art environnemental, du cirque et de bien d'autres disciplines artistiques8. À la recherche d'une architecture subconsciente, réalité réelle et de lien entre l'homme moderne et la nature, il croit que chaque être ne doit pas être aveuglé par le stress, l'environnement économique ou l'accès virtuel à l'information et les loisirs. Ce qui est vrai a une valeur9. Casagrande fut nommé professeur d'urbanisme écologique à l'université de Tamkang, Taïwan, après le projet Treasure Hill, dans lequel Casagrande transforma un campement de fermiers urbains en un laboratoire de recherches en urbanisme écologique. L'ensemble du projet donna des réactions mitigées10. Sa théorie sur la Ville de Troisième Génération imagine la condition post-industrielle comme une machine ruinée par la nature humaine, et les architectes comme des shamans du design interprétant ce que la vraie nature des consciences partagées leur transmet11. Casagrande voit la ville comme de organisme où se chevauchent des flux d’énergies complexes qui déterminent tant le mouvement des citadins que la croissance de la ville. En mélangeant environnementalisme et urbanisme, Casagrande développe des méthodes de manipulation ponctuelle de ces flux énergétiques urbains afin de guider la ville vers un développement durable et écologique et atteindre l’idéal de « ville de 3e génération », de ville post industrielle. Cette théorie est développée à l’université Tamkang de Taiwan et au centre de recherche multidisciplinaire et indépendant Ruin Academy and at independent multidisciplinary research center Ruin Academy12. En 2017, il est professeur invité à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Versailles. Casagrande décrit l’acuponcture urbaine comme : La manipulation architecturale de l’intellect collectif sensuel d’une ville. La ville est vue comme un organisme énergétique multidimensionnel et sensible, un environnement vivant. L’acuponcture urbaine vise à approcher cette nature et à comprendre les flux énergétiques du qi collectif caché derrière l’image de la ville pour réagir aux endroits qui en ont besoin. L’architecture réside dans la production des aiguilles d’acuponcture pour le chi urbain. Une mauvaise herbe qui pousse dans la plus petite fissure d’asphalte peut éventuellement changer la ville. L’acuponcture urbaine est la mauvaise herbe et le point d’acuponcture est la fissure. La théorie encourage la créativité et la liberté des différents acteurs. Chacun est capable de joindre le processus de création, est libre d’utiliser à la ville à toute finalité et de développer son environnement suivant son envie. Plus largement, un site d’acuponcture urbaine peut être perçu comme un point de communication entre l’extérieur de la ville comme un signe naturel dans une ville programmée pour l’englober.13 L'œuvre de Marco Casagrande se situe à la jonction entre l'architecture et l'art plastique. Elle témoigne d'une intersection constante avec son environnement : il n'est pas une seule de ses constructions qui ne s'interroge sur les questions posées par ce qui l'entoure. "Créer ne suffit pas. Le design ne doit pas remplacer la réalité. Le bâtiment doit évoluer à partir de son emplacement, il doit réagir à son environnement, il doit refléter la vie, mais surtout être lui-même, comme n'importe quel autre être vivant. Le contrôle architectural s'oppose à la nature et donc à l'architecture. L'environnement bâti est un médiateur entre la nature humaine et la nature elle-même."

Originally pressed by iSpy in the pressbook Famous Architects

Loader

Comments (0)

Member’s Other Pieces

Member’s Other Pressbook